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someonetoo's Friends
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République des actionnaires: à qui appartient la vie de Steve Jobs?
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Après des mois de spéculations en tous genres, le Los Angeles Times explique aujourd’hui que Steve Jobs, le patron d’Apple, serait en bien mauvaise santé et les journalistes se demandent si le secret gardé par ses avocats depuis des mois est bien légal. Loin de s’apitoyer sur le sort du cofondateur d’Apple, les journalistes décortiquent les faits juridiques et leurs conséquences pour les actionnaires.
 Steve Jobs présentant le célèbre Iphone
Tout d’abord on apprend que si les sociétés ne sont pas tenues de divulguer les détails de la situation médicale de leurs dirigeants, elles doivent en revanche donner aux investisseurs des informations matérielles qui leur permettront de choisir en connaissance de cause s’ils ont envie d’acheter ou de vendre des actions.
Certes on peut le comprendre à l’échelle d’une petite entreprise, disons un salon de coiffure tenu par un patron qui aurait un ou deux employés. Avant de prêter de l’argent au patron ou d’acheter des parts de son entreprise, j’aimerais avoir une petite idée de sa forme et de son état d’esprit. Admettons. Mais quand on touche à de grandes multinationales spécialisées, la fluctuation du cours des actions sur les noms de patrons et souvent très surprenante, presque ésotérique: un groupe automobile va avoir à sa tête un homme qui ne connaît rien à l’ingénierie automobile, qui n’est pas un spécialiste du marketing, qui est un manager professionnel… mais en fonction de sa côte, avant même qu’il ait commencé à travailler (et répétons-le, la qualité des voitures ou des publicités ne dépendra pas de lui) on va faire des paris sur lui, les actions vont monter ou descendre (risquant ainsi dans les cas négatifs d’affaiblir l’entreprise – ce qui n’est pas dans l’intérêt des actionnaires).
De même pour Monsieur Jobs qui, s’il est le cofondateur d’Apple ne conçoit pas chaque produit et logiciel qui sort de l’usine à pommes (que les fans d’Ipod et d’Iphone se rassurent, Steve Jobs ou pas, Apple continuera sûrement à fabriquer tout autant de gadgets cool qui font bip bip bip quand on les touche). D’où le malaise que j’éprouve en lisant ces lignes du Los Angeles Times (et cet article n’est pas exceptionnel, il est malheureusement emblématique). On est allé trouver un des docteurs de Jobs pour lui faire expliquer de quoi souffrait son patient, on a découvert, malheureusement pour l’intéressé, que c’était plutôt grave (du genre définitivement grave) et on a commencé à prendre peur -non pas que monsieur Jobs souffre, non pas qu’avec un autre dirigeant la société Apple change d’état d’esprit mais que le PDG emporte dans sa chute vers l’autre monde le cours de nos actions Apple bien-aimées. C’est donc au nom du droit des actionnaires à connaître la vérité que bon nombre de journalistes (et peut-être derrière eux un certain nombre d’actionnaires et de concurrents d’Apple) ont demandé à obtenir davantange que de simples informations matérielles (les dernières fournies par Jobs faisaient en effet seulement état d’un déséquilibre hormonal – je ne suis pas médecin mais c’est vrai que ça n’a pas l’air aussi grave que ce dont il souffre apparamment).
Nous en serions donc là… on ne se mobiliserait plus pour voter, on ne s’engagerait plus dans la vie politique mais on serait prêt à payer des SMS pour voter par millions à des émissions de télé-réalité et on brandirait le principe de transparence (ou même l’idée de démocratie) pour exiger de savoir (et d’étaler sur la place publique) la couleur de la tumeur de tel ou tel PDG. Ce serait bien triste.
Pour vous dire la vérité, je n’ai pas envie d’y croire. En tout cas je n’ai pas envie de croire que nous ne sommes que ça. La démocratie est fondamentale. Notre droit de regard, de critique, d’expression est essentiel pour la préserver. Les entreprises jouent un rôle très important dans la société et il est bon que les actionnaires utilisent leur droit de regard pour demander des comptes aux gérants (idéalement pour exiger qu’ils respectent aussi les droits fondamentaux et l’environnement -on a bien glausé sur la santé de S. Jobs mais on a très peu parlé par exemple du fait que l’Iphone première version était très difficilement recyclable), il est bon que tout cela existe… mais utilisons ces droits d’une manière un peu plus respectueuses des individus. Je ne veux pas savoir quelle maladie a M. Jobs, juste s’il est apte à travailler ou non, je veux connaître sa stratégie, son bilan. Idem pour les politiques, je me moque de savoir si M. Berlusconi a trompé ou non sa femme, c’est une affaire qui les regarde, ce que je veux savoir c’est ce qu’il a fait et ce qu’il compte faire en politique. Ils nous appartient à tous de recentrer le débat sur les questions qui comptent (les seules qui nous regardent).

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République des auditeurs: à qui appartient le King of Pop?
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Michael Jackson a été hospitalisé d’urgence aujourd’hui après un arrêt cardiaque, c’est ce qu’affirment ce soir de nombreux médias états-uniens, quelques mois seulement après l’annonce de son grand (et final) come back à Londres pour 50 concerts étalés entre juillet 2009 et mars 2010.
 Michael Jackson, le "King of Pop", annonçant son retour sur scène en mars 2009
Je n’ai pas l’habitude d’écrire sur la vie des stars mais je viens d’écrire il y a quelques heures un billet sur la santé de Steve Jobs et la façon dont les journalistes ont revendiqué le “droit de [tout] savoir” [sur sa santé] au nom de la transparence et de la démocratie des actionnaires. Ce soir en faisant un tour sur Google News, j’ai trouvé le même genre de remarques au sujet de Michael Jackson. Dans un article de la chaîne australienne ABC, on s’inquiétait de ce qu’il adviendrait des concerts de cet été dont les billets s’étaient vendus en quelques minutes. Les journalistes précisent qu’à l’époque déjà plusieurs personnes avaient posé la question de la santé de Michael Jackson et que la société AEG Live, organisatrice des concerts, avait indiqué que M. Jackson s’était à cet effet soumis à un examen médical de 4 heures et demie… Non mais sérieusement, on en arrive où? Est-ce qu’on aurait imaginé demander à Jimi Hendrix de souffler dans le ballon avant de monter sur scène?
… Excusez-moi un petit instant, en même temps que j’écris ce billet je surfe sur Google News et on vient d’indiquer que Michael Jackson vient de décéder des suites de cette attaque cardiaque. Ce qui devait être un autre billet coup de gueule contre le voyeurisme des médias devient un billet funèbre. Je ne sais pas trop quoi dire. Les plus jeunes pensent à la chirurgie esthétique et à la pédophilie quand ils entendent le nom de Michael Jackson. Ma génération se souvient de Bad, de Dangerous, du Moonwalk. J’ai découvert aussi ensuite les premiers tubes des Jackson 5, ses premiers albums. C’était un artiste hors du commun, un chanteur excellent, un danseur incroyable. Je n’ai jamais été fan de son relookage au bistouri et j’ai toujours été bouleversé / dégoûté par les accusations de pédophilie. Je veux me souvenir de son travail d’artiste, de tant de chansons qui m’ont accompagné tout au long de ma vie et m’accompagneront encore.
Dommage qu’il n’ait pas pu faire cette tournée finale.

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La fin du Secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme
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L’Elysée a annoncé aujourd’hui la composition du nouveau gouvernement Fillon. Dans la nouvelle équipe ne figure plus de Secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme. Nicolas Sarkozy, qui avait promis en tant que candidat d’être le “président des droits de l’Homme“, avait créé ce poste au Quai d’Orsay à la demande de Bernard Kouchner et confié la tâche à la jeune Rama Yade. Un véritable challenge puisqu’il s’agissait pour elle non seulement de travailler sous la tutelle d’un ex-socialiste mais aussi de faire vivre un thème qui ne collait pas toujours avec les intérêts diplomatiques de la France. Rama Yade s’est pourtant appliquée à ne pas rester silencieuse même quand le président lui demandait de se taire. Ainsi quand Muammar Khadafi était reçu en grande pompe à l’Elysée, Mme Yade déclarait à la presse que la France n’était pas un paillasson sur laquelle des dictateurs pouvaient venir s’essuyer les pieds. Plus tard, sur nombre d’autres dossiers elle a également pris parole (à défaut de faire davantage). Rama Yade écrivit un livre (Les droits de l’Homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans), déclina la proposition de place éligible aux européennes (en indiquant que l’Europe n’était “pas [son] truc” et qu’elle avait encore plein de choses à faire sur les droits de l’Homme). Seulement voila, le président Sarkozy qui voulait transformer le ministère des affaires étrangères en un “ministère de la mondialisation“, faire de la France une force motrice pour la promotion des droits humains dans le monde a mis de l’eau dans son vin et a décidé d’éliminer ce portefeuille devenu gênant. Rama Yade, elle, a été reléguée promue aux sports, comme si l’important n’était après tout pas tant son expertise ou son engagement mais ses qualités de gestionnaire/représentante/femme politique populaire.
 Rama Yade
Certes ce poste n’était vraiment pas facile à occuper, certes il nous mettait face à nos contradictions (d’un côté nos principes, de l’autre les concessions que nous faisions), certes sans réels moyens ce poste était juste un symbole… seulement le supprimer revient également à abandonner cette promesse de campagne qui a tenu à coeur à beaucoup de Français: que le pays autoproclamé “des droits de l’Homme” oeuvre à les promouvoir davantage dans ses relations avec le reste du monde (cf. Nicolas Sarkozy en campagne: “Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes“).
A chacun de juger le travail effectué par Mme Yade. Il n’en reste pas moins que mettre le secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme à la poubelle après seulement deux ans d’existence est un triste aveu d’échec.

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Dealing with Change
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I’ve recently started following another expat Kiwi in London’s blog and her post last night, entitled “deep breath“, struck a real chord with me. The situation, for me, is completely different but the sentiment expressed – that I might not be good enough – is something I well understand.
She writes:
“I have been playing chess with this fear for the best part of 30 years. And in a weird way I am thankful for it. It has pushed me forward and given me a defiant courage to do it all anyway. I have spent years living on my own, paying my own way, being responsible only for me. I have affirmed to myself every single day that all of these things are evidence of my independence, strength, capability. This is the me I promised myself I would be when I knew there was no going back. And while mostly serving me well, this self-suficiency has also created a dark and twisty me, the one that thinks letting go somehow equals weakness.
I want to keep growing, experiencing and metamorphosing. And this involves allowing myself to be still for a while, to be really here.”
I guess I’m re-posting this because I know that these are feelings many of us have over the course of our lifetimes and sharing in it sometimes, realising we’re not the only ones to feel like this, can be so incredibly helpful. I thoroughly recommend you read her entire post, from start to finish, if nothing else it is a lesson in honesty.

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Truth
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"Ah yes, truth. Funny how everyone is always asking for it but when they get it they don't believe it because it's not the truth they want to hear.": Helena Cassadine
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Without seeking, truth cannot be known at all. It can neither be declared from pulpits, nor set down in articles, nor in any wise prepared and sold in packages ready for use. Truth must be ground for every man by itself out of it such, with such help as he can get, indeed, but not without stern labor of his own: John Ruskin
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The truth that makes men free is for the most part the truth which men prefer not to hear: Herbert Sebastien Agar
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They said
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Never give in except to convictions of honour and good sense. Never yield to force; never yield to the apparently overwhelming might of the enemy: Sir Winston Churchill.
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The jaws of power are always open to devour, and her arm is always stretched out, if possible, to destroy the freedom of thinking, speaking, and writing: John Adams
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Quelqu’un qui ne ressemble à personne
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J’ai rêvé que quelqu’un viendrait
J’ai rêvé d’une étoile rouge
et mes paupières sursautent
et mes chaussures se rassemblent
Que je devienne aveugle
si je mens!
J’ai rêvé de l’étoile rouge
quand je ne dormais pas
Quelqu’un viendra
Quelqu’un viendra
Une autre personne
Une personne meilleure
Quelqu’un qui ne ressemble à personne
qui ne ressemble pas au père
ni à Ensi, ni à Yahya, ni à la mère
Il ressemble à celui qu’il faut
et il est plus grand que les arbres
de la maison du maçon
et son visage est plus lumineux
que celui de l’Imâm du Temps
Et il n’a pas peur du frère de Seyed Djavâd
qui est allé porter l’uniforme des policiers
et qui n’a même pas peur de Seyed Djavâd lui-même
à qui appartiennent toutes les chambres de notre maison
Et qui s’appelle comme la mère le cite
au début et à la fin de sa prière
le Juge des Juges
ou bien
la Récompense des Récompenses
Et qui peut, les yeux fermés, lire
tous les mots difficiles dans le livre de troisième
Et qui peut, sans faute, soustraire mille
de vingt millions
Et qui peut acheter à crédit
tout ce dont il a besoin chez Seyed Djavâd
Et peut faire en sorte que la lampe d’ “Allah”
qui était verte, verte comme le matin très tôt,
s’allume de nouveau au ciel de la mosquée Meftâhiân
Oh…!
Comme c’est bon la lumière!
Comme c’est bon la lumière!
Et moi, combien j’ai envie
que Yahya possède un chariot
et une lampe à huile
et moi combien j’ai envie de m’asseoir
au milieu des pastèques et des melons d’eau
dans le chariot de Yahya
et de tourner autour de la place
de Mohammadieh
Oh…!
Comme c’est bon de tourner autour de la place!
Comme c’est bon de dormir sur le toît de la maison!
Comme c’est bon d’aller au jardin public!
Comme c’est bon le goût du Pepsi!
Comme c’est bon le cinéma de Fardine!
Et combien j’aime toutes les bonnes choses!
Et moi, combien j’aime tirer les cheveux de la fille de Seyed Djavâd!
Pourquoi suis-je si petite
que j’en perds toujours mon chemin?
Pourquoi le père qui n’est pas aussi petit
et qui ne perd pas son chemin
ne fait rien pour que la personne
qui est venue dans mon rêve
avance le jour de sa venue?
Et pourquoi les gens du quartier de l’abattoir
dont la terre du jardin est tachée de sang
et dont l’eau du bassin de la maison
est tachée de sang
et dont la semelle des chaussures
est aussi tachée de sang,
ne font rien, ne font rien?
Combien est paresseux le soleil d’hiver!
J’ai balayé le toit de la maison
et j’ai aussi lavé les vitres de la fenêtre
Pourquoi le père rêve-t-il
seulement quand il dort?
J’ai balayé le toit de la maison
et j’ai aussi lavé les vitres de la fenêtre
Quelqu’un viendra
Quelqu’un viendra
Quelqu’un qui est dans son coeur avec nous,
qui est dans son souffle avec nous,
qui est dans sa voix avec nous
Quelqu’un que l’on ne peut pas arrêter,
menotter et envoyer en prison,
quelqu’un qui est né
sous l’arbre ancien de Yahya
et qui grandit de jour en jour
Quelqu’un viendra
de la pluie, du bruit de la pluie
des murmures des fleurs de pétunia
Quelqu’un viendra
le soir du feu d’artifice,
du ciel du quartier Toupkhâneh
Il mettra la nappe
Et partagera le pain
Et partagera le Pepsi
Et partagera le jardin public
Et partagera le sirop pour la coqueluche
Et partagera le jour de l’inscription
Et partagera les tickets d’entrée à l’hôpital
Et partagera les bottes en caoutchouc
Et partagera le cinéma de Fardine
Et partagera les arbres de la fille de Seyed Djavâd
Et partagera tout ce qui est invendu
Et nous donnera notre part
J’en ai rêvé…
Forough Farrokhzad
(Trad. Jalal Alavinia, extrait de La Conquête du jardin, Ed° Lettres Persanes, 2005)

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Drinking water, eating vegetables and getting very bored
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Over a week ago, I blogged about my exciting adventure to A&E, followed by an appendectomy.
While things have greatly improved, there is still quite clearly a wound (as opposed to a nice neat scar) and it’s causing all sorts of fun. Today’s particular adventure involved conversations with nurses and doctors regarding why the wound appeared to have opened up a little in two places and, more worryingly, why green pus appeared to be oozing from said places. Delightful! I do hope you’re not reading this on a full stomach . . .
As I continue to rest (mostly) tucked up in bed, you would think I’d be blogging like crazy but in fact the very opposite is true. I watch tv. I read. I sleep. I drink water and eat vegetables (sometimes). I am incredibly bored but seem to be better at blogging when I am at last vaguely busy. My mind works better when there is more to think about than one thing at a time – a luxury I am “enjoying” at the moment.
But things are steadily improving, we hope, and I vainly hope I’ll be back at work next week for a couple of days before Tim and I head off to Santorini. Failing all else, surely some relaxing in the Greek Islands will do wonders.

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Mi Calle Alfonso con mis personajes...
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La ciudad de Zaragoza que rara... Su aire(cierzo) fatal para la migraña que tengo, pero es mía. No toda la ciudad... Sólo unas partes entre unos minutiCOs son mios... Ya os voy a contar lo que es mio, para que cuidéis el espacio entre yo y mi mundo...
Entre semana, entre las 08.36-08.56 la Calle Alfonso es mía!!! Totalmente mía!!! Bajando hacia el Pilar desde el Coso...

Depende del autobús que llega al centro, tengo 20 minutos con mi gente que miro a sus ojos cada día.. Sólo hay unas 30-50 personas que cambian pero todos ellos dicen: todos somos iguales, somos diferentes. Esta gente son los que están en cola del registro. Unos para solicitar la nacionalidad Española están allí desde la 08.00 de la mañana, unos para registrar a sus bebes, otros sólo quieren ir un paso más allá en la vida: para casarse... Si llego un poco antes, la cola no es muy grande, sin embargo siempre con gente con los doc. en la mano, quieren que abran la puerta ya y por lo menos esperan dentro...
Al mismo tiempo tengo 2 padres preferidos. Los dos creo que son hombres de negocios. No se pero siempre tienen esos trajes oscuros con su corbata que va a juego con su camisa. Uno de los padres tiene sólo una hija (o bien sólo una hija para llevar al bus del cole) Es mi favorito, lo que más me gusta es la mochilita de la niña :) Va a juego con su camisa, mejor que su corbata. Sólo una cosita; no tiene fumar andando con ella.
El segundo padre tiene 3 hijos. Uno chiquitin en su carro y dos maquinas corriendo en Calle Alfonso. Y el pobre padre está siempre intentando que paren.. Ahhh que bien empiezan el día..
Y después tengo mi pareja favorita!!! Son muy guapos y felices. (Si que sois felices, ¿no?)Cada mañana desayunan en el Gran Café Zaragoza.Cuando lo les veo, me preocupo.. ¿Dónde están? Si sigo en el mismo trabajo, igual dentro de unos años voy a tener mi tercer padre favorito en la Calle Alfonso... ¿Quien sabe?
Y mi compañera, la periodista. A veces nos vemos, a veces no. A veces nos saludamos, a veces las dos pasamos pensando en otro mundo.. Yo pienso en mi calle, en mi gente de las mañanas de mi Calle Alfonso...
Y otra compañera oenegera corriendo al curro, cruzando mi calle...
Y mi querido hombre con su radio gritando en la Plaza SAS... No tengo palabras para el. :)
Así es mi ciudad... Así es mi Calle Alfonso por las mañanas, yendo al curro con pasos grandes aunque no llego nunca tarde...
Os quiero a todos y todas, mi gente. ¡Que seáis muy felices! Cada mañana os digo "buenos días" sin decir nada, lo sabéis ¿no?
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Fight inside
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An elder Cherokee Native American was teaching his grandchildren about life. He said to them, "A fight is going on inside me...It is a terrible fight, and it is between two wolves. One wolf represents fear, anger, envy, sorrow, regret, greed, arrogance, self-pity, guilt, resentment, inferiority, lies, pride and superiority. The other wolf stands for joy, peace, love, hope, sharing, serenity, humility, kindness, benevolence, friendship, empathy, generosity, truth, compassion, and faith. This same fight is going on inside of you and every other person too."
They thought about it for a minute and then one child asked his grandfather, "Which wolf will win?" The old Cherokee simply replied..."The one I feed."
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Make a difference
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Having a goal gives you a purpose for living and working hard to achieve that goal. My goal is making a difference in the world or even somebody's life.
Sometimes it's hard because I don't know where to start or because I "think" that I won't have the strength to do it or others doubt my ability to do so therefore they discourage me. However it is up to me to find the courage and strength to fight the demons in my head and others who try to put me down. Even if I fail, at least I owe to myself that I have tried.
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Blog2Bar – Refectorium du Palais de la Paix, La Haye (4 juin 2009)
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Il sera bientôt midi et j’aurai bientôt faim, mais en attendant je me retrouve ici, au milieu du placide ventre mou de la justice internationale, au Palais de la Paix à La Haye. C’est ici que fut fondé il y a une centaine d’années le premier tribunal international chargé de veiller à ce que les états règlent leurs différends avec des mots plutôt qu’avec des balles. Si l’idée est belle et plutôt sympathique, elle semble ne pas encore avoir complètement porté ses fruits. Le palais lui en revanche est très abouti. Tourelles, horloge dorée à l’or fin, statue géante d’un chat noir, parterre de fleurs, fontaine ornée de phoques et d’ours polaires, bibliothèque flottant entre ciel et terre, vases, tapis, chaises rembourrées, bassin canardé, buissons bien taillés, tout ici exprime l’ordre. Un peu comme si, à défaut d’être parvenus à l’apporter au monde, les juges avaient remonté leurs jupons, retroussé leurs manches et tenté d’apporter l’ordre à leur jardin. C’est déjà ça après tout. Et puis au prix que ça coûte, il faut bien que ça serve à quelque chose un magistrat international.

- Le Palais de la Paix, La Haye (Pays-Bas)
Tout en brique rouge hollandaise, comme la plupart des vieux bâtiments de La Haye, le Palais de la Paix a été conçu par un architecte français, construit par des ouvriers du monde entier (venus chacun installer la partie offerte par leur pays) et contient une collection incroyable de bibelots internationaux: des immenses tapis persans à un énorme vase en jaspe russe de 3200 kilos en passant par une réplique du Christ des Andes, des tapisseries japonaises et une allégorie américaine de la paix en petite tenue. Un magnifique exemple de coopération internationale. Ce qui est un peu triste c’est que la coopération se soit arrêtée là. Une fois la dernière brique posée, le ruban coupé, le gâteau mangé, on a compté jusqu’à trois et on a recommencé à s’estourbir les binettes. L’enfer est pavé de bonnes intentions et le Palais de la Paix bourré de déclarations d’amour. On dirait presque un musée du Lennonisme, le rock’n'roll en moins. Et puis John Lennon, lui, avait un certain sens de l’ironie. Quand je regarde l’ours polaire de la fontaine et qu’il m’affirme que le droit international protège les peuples du monde entier, je ne peux m’empêcher de lui raconter en riant l’histoire du président Wilson de passage de ce côté-ci de l’atlantique. Venu en France à la fin de la première guerre mondiale, il avait rencontré Clemenceau à Versailles. A l’époque, le président américain était un des principaux promoteurs du projet de Société des Nations, l’ancêtre des Nations Unies. Il tentait de convaincre les hommes politiques de tous les pays du monde de travailler ensemble et de reconnaître un droit international qui garantirait le règlement des différends entre pays autrement que par la guerre. Au déjeuner, Wilson avait tellement rabattu les oreilles du tigren Clemenceau avec ces histoires que ce dernier, pointant du doigt la volaille rôtie qu’on venait de leur apporter, lui dit d’un ton railleur “vous voyez ce poulet? eh bien c’est un poulet qui croyait au droit international”.
“Ridicule!” me répond sèchement l’ours polaire, “plusieurs des Conventions de La Haye et de Genève étaient déjà en vigueur à l’époque, en conséquence si ce poulet était décédé d’une cause non-naturelle lors d’un conflit opposant plusieurs états cela aurait constitué une claire violation du droit international. En effet les traités précisaient déjà que les civils ne devaient pas être pris pour cibles lors des guerres”.
- Et depuis quand les poulets sont des civils?
- Là n’est pas la question! Je vois qu’on ne peut vraiment pas discuter sérieusement avec vous.”
Je n’avais jamais dit qu’on pouvait discuter sérieusement avec moi. Je n’ai jamais prétendu être un sérieux discuteur et encore moins un Palais de la Paix. Je suis juste moi, un moi qui aime bien les histoires drôles et les boissons chaudes, un moi qui trouve ça sympa de construire des châteaux pour la paix, le bonheur ou l’amour mais qui a quand même quelques doutes quant à leur efficacité. Enfin, puisque même les statues ne veulent plus discuter avec moi, je n’ai plus qu’à retourner à mes moutons imaginaires.

- La fontaine aux ours polaires offerte au Palais de la Paix par le Groenland
Ici dans le refectorium, c’est le silence absolu. Après s’être occupée d’encaisser les frais de ma réhydratation, la caissière s’est enfoncée dans une rêverie aussi silencieuse que la fin du monde. Est-ce à ça que ressemblerait la paix perpétuelle? Est-ce qu’on boirait tous calmement des infusions dans des maisons en briques? Est-ce qu’on regarderait tomber la pluie par la fenêtre en se disant qu’on s’en fout parce qu’on est au chaud et qu’on est heureux? Est-ce que nos bisous auraient plus d’amour, nos fruits plus de goût?

- Le refectorium (disons la cafétéria) du Palais de la Paix
La tisane tourne dans ma tasse et moi je tourne dans ma tête. J’ai eu la chance de grandir dans la paix alors c’est peut-être un peu indécent de ma part de plaisanter sur ce sujet. Si mes parents n’avaient pas pu partir d’Iran en 1980, j’aurais connu la guerre comme la plupart des gens qui sont restés là-bas. Ce n’était pas une guerre plus importante que les autres, juste une guerre dégueulasse, comme toutes les autres. A quelques mois près j’aurais eu une vie complètement différente. Comme tellement de monde. Ceux qui sont nés là où il ne fallait pas. Du mauvais côté de la ligne. Il y a déjà tellement de problèmes dans la vie (rien que changer une roue ou remplir une déclaration d’impôts), tellement de choses dures qui nous tombent dessus, pourquoi en plus de ça aller chercher des fourches, des bâtons et se donner des coups de pique? Pour la liberté, pour la justice, peut-être, mais alors très vite et seulement si vraiment rien d’autre ne marche, mais pour la nation? pour que ce soit mon drapeau accroché en haut du poteau et pas le tien? ma langue dans ta bouche et pas la tienne dans la mienne? (oui, cette phrase est un peu ambigüe, mais c’est là tout le charme du multiculturalisme) vraiment ça je ne peux pas le comprendre. Je peux comprendre qu’un groupe veuille préserver ou promouvoir sa culture, ça oui, mais qu’on égorge des gens pour cela, je trouve ça vraiment indélicat (et passablement catastrophique).
Ce qu’il faut faire, je n’en sais rien. D’ailleurs que je sache ou que je ne sache pas, ça ne changera sûrement pas grand chose. Un peu comme ce Palais. C’est très bien qu’il soit convaincu qu’il faille la paix dans le monde, mais ce ne sont pas ses tourelles qui vont arrêter les missiles en plein vol. Et ses juges jardiniers auront du mal à faire fleurir la paix tant qu’on ne leur donnera pas de quoi arroser les graines. Il y a toutefois une chose positive dans ce Palais, c’est la tisane. Elle est douce et apaisante. Peut-être que c’est aussi simple que ça, après tout. Peut-être que personne n’y a pensé. Il suffirait de servir de la tisane aux chefs d’états et de leur parler tout doucement comme le fait la caissière. Ne vous inquiétez pas, on va trouver une solution, tout ira bien, ça fera 50 cents s’il vous plaît. En plus elle est trilingue. Je pense que c’est elle qu’on devrait prendre comme prochain Secrétaire Général des Nations Unies. D’abord elle est sympa puis surtout elle est très calme. Dès qu’elle entrera dans la pièce, tous les présidents de toutes les républiques, les têtes couronnées et les épaules galonnées se sentiront d’un coup à l’aise. Un peu comme quand maman amène des boissons chaudes et qu’on regarde la pluie s’écraser sur la fenêtre. Le monde a besoin d’une bonne tisane et d’un après-midi tranquille à la maison. A force de tourner 24 heures sur 24 il est tellement au bout du rouleau qu’il n’en finit plus de craquer: guerres civiles, émeutes, éruptions volcaniques… Il faut qu’il se détende un petit peu, qu’il se rappelle que nous sommes tous des frères (et des soeurs) et que les petites lignes qu’on a tracées par terre c’était juste pour rigoler. Des petits traits d’union qu’on a dessinés un mardi parce qu’on s’ennuyait, qu’on avait vu des loups marquer des territoires et qu’on avait trouvé ça marrant de les imiter. Faut que j’en parle à la caissière. Là elle est plongée dans ses pensées alors je n’ose pas la déranger mais tout-à-l’heure quand j’irai reprendre une tisane je lui en toucherai un mot. Ce serait chouette et puis comme on aurait finalement la paix dans le monde, ses amis ne la chambreraient plus quand elle dirait qu’elle travaille au “Palais de la Paix”.

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Conversations with the VPA
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So part of this blog is my attempt to document the whole VSO process from beginning to end. As such you are now about to be subjected to a short post of my first proper conversation with my volunteer placement advisor (VPA) at VSO.
It took so long for the two of us to be in the same country and therefore able to talk to each other that I was going to be damned if I let my recovery get in the way of the first real discussion about the lay of the land with placements and such and so it finally happened last Friday.
Much of it was an information-provision exercise on her part and for a lot of that I’d already gleaned what I needed to know from the scarily comprehensive handbook. She was, however, able to shed light on some very important things.
1) My CV and profile are on the big all-powerful VSO database
2) It’s hoped we’ll find a suitable placement in the participation and governance field for me in time for the September/October 09 leaving dates.
3) It is, however, possible I will not be leaving until February (that feels like a really LONG time away right now), should a placement not be found as quickly as hoped.
4) At this point, it is my job to sit tight and wait. I could be fundraising but I think that might be easier once I have a placement (any advice from current volunteers on that?).
All good stuff.
So as I sit and wait for a suitable placement summary, I shall entertain you with ramblings about UK politics and, of course, my exploits on the sunny Greek island of Santorini (Thira) in two weeks time for Tim’s birthday.

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